L’appartenance à une famille était la dernière des préoccupations du capitaine et puis, elle n’était pas une criminel aux yeux de la loi, il n’avait donc pas de raison de retenir se détail. Les rues que les deux protagonistes empruntèrent devinèrent de plus en plus étroite et un rapide coup d’oeil en arrière indiquait l’absence de poursuivants. Ils pouvait donc souffler un peu et c’est à ce moment là que la perspicacité du capitaine entra en jeu. La demoiselle en fût d’ailleurs très surprise et se retourna rapidement.
Adélaïde ne tarda pas à s’énervée contre le blondinet qui allait à l’encontre de toute logique, préférant une mission à sa propre santé. Malheureusement, Aston ne pouvait laissé ces documents entre de mauvaises mains et de ce fait, il devait les mettre en lieu sûr avant de s’occuper de sa propre personne.
Comme c’est mignon, on s’inquiète ? Ecoutez, je vous remercie de votre bonté, mais si je dois finir le travail, sinon des personnes souffrirons encore et encore.
Aux vues de la situation, l’allemand s’était permit un petit instant d’humour, quoiqu’il pensait réellement que cette femme avait un côté mignon à se soucier de la santé d’un inconnu qui de surplus l’avait entrainer dans une situation des plus délicate. Un bref regard vers la pochette du policier que celui-ci comprit qu’elle avait une idée en tête, l’observation à ses avantage, mais vu comment elle l’a aider jusque là, elle n’allait certainement pas retourner sa veste maintenant.
Aston fût surprit par la proposition de la jeune femme. Elle, une citoyenne qui n’avait rien demandée, était prête à se mettre en danger alors que rien ne l’y obligeais ? Décidément, elle impressionnait de plus en plus le capitaine qui avait une bonne opinion d’elle.
Vous vous risqueriez à vous mettre en danger pour m’aider moi ? Un inconnu qui vous a mis dans une telle situation sans vous le demander ? Pourquoi ?
Aston était vraiment perdu face à tant de don de soi, jamais il n’aurait pensé un seul instant qu’une personne aiderais un inconnu dans une telle situation. Il accepta se plan et pris les documents dans la pochette tandis qu’une pie se posa sur son épaule. Il fût d’abord surpris, mais sourit doucement par la suite à cette aide inespérée.
Je sais que les Domae sont très intimement lié à leur animaux, alors… Je ferrais attention à elle, ne vous en faite pas. Bonne chance.
Aston parlais sérieusement, il lui devait bien cela et s’il fallait y laisser des plumes pour garantir la bonne santé de cette oiseau, il le ferra. Une fois la pochette remise à la demoiselle, celle ci partit attirer l’attention et le blond suivit l’oiseau qui le dirigeait vers le commissariat. Une fois là-bas, il reviendrait avec des renforts pour aider celle qui prenait tant de risque pour lui.
J'avais bien compris qu'ils en avaient après ces petits papiers et je me fichais pas mal de savoir ce qu'il y avait noté dedans... Mais ces gars-là n'ont pas l'air d'être des rigolos et je pense que si ils nous mettent la main dessus, on est cuit. Alors autant diviser nos forces et que je prenne sa pochette pour partir d'un côté tandis que j'irais de l'autre... Comme ils ne m'ont pas l'air très futés ces lourdauds, je pourrais facilement les attirer pendant qu'il part de l'autre côté. Le seul hic, c'est que je devais lui laisser mon familier pour être sûre qu'il retrouve bien le chemin et je voulais être certaine qu'il ne lui ferait pas de mal.
- Vous vous risqueriez à vous mettre en danger pour m’aider moi ? Un inconnu qui vous a mis dans une telle situation sans vous le demander ? Pourquoi ?
- Parce qu'ils ont ruiné des mois de travail sur cette voiture.
Et que j'allais certainement devoir en refaire tout autant pour la réparer ! Déjà, il faudrait que j'arrive à la récupérer car comme une idiote, j'ai laissé les clés sur le contact. Il y aura bien un clochard qui va venir me piquer la bagnole et là, je serais vraiment dans la panade. M'enfin. Et puis, c'est pour la bonne cause. Mon devoir de citoyen, le fait d'être altruiste tout ça, tout ça. Des choses sur lesquelles Steven m'a laaaaargement saoulée pour qu'aujourd'hui je me sente obligée d'agir quand une situation dégénère. Par contre, je crois qu'il a compris à mon regard mauvais qu'il n'était pas question qu'il arrive quoi que ce soit à ma pie.
- Je sais que les Domae sont très intimement lié à leur animaux, alors… Je ferrais attention à elle, ne vous en faite pas. Bonne chance.
Ouais, il y avait intérêt. Je les laissais partir après avoir pris l'enveloppe en main. Maintenant j'allais devoir courir et ce n'est pas particulièrement ce que j'apprécie le plus mais comme c'est pour la bonne cause, je ne peux que prendre une grande inspiration et prendre mon courage à deux mains. D'ailleurs, j'entends déjà les personnes s'approcher de moi et après avoir une grande inspiration du courage, je gigote avec l'enveloppe en main. - Eh les affreux ! C'est moi qui ai l'enveloppe ! Venez me chercher si vous le pouvez ! Le dernier arrivé au Commissariat est une poule mouillée !
Je n'attendis pas de réponses de réponses de leur part et commençais à courir dans les ruelles, poussant les poubelles pour les mettre en plein milieu de la route, ou faisant tomber le linge qui était étendu pour que ça leur tombe sur la tronche. Heureusement, les deux pies qui étaient restées avec moi étaient d'un grand secours puisqu'elles faisaient tomber les pots de fleurs et autres trucs qui étaient sur les rebords des fenêtres. Bon, c'est vrai que je cassais pleins de trucs, mais c'était pour la bonne cause donc on pouvait facilement me pardonner, non ?
- Eh bah alors, on fatigue les moches ?
Je rigolais mais j'aurais dû fermer ma bouche car je me pris les pieds dans les trucs qui traînaient au sol et je tombais, tête la première par terre, m'éraflant une bonne partie du bras. Ben tiens, j'ai bien fais d'ouvrir ma bouche moi ! J'aurais voulu me relever plus vite pour recommencer mon sprint mais ils réussirent à me chopper et me mettre debout de force. De plus près, ils étaient encore moins commode que de loin... Et plus moche en plus. Ils m'arrachèrent l'enveloppe des mains, un sourire en coin de la lèvre mais furent rapidement déçus en constatant que les papiers n'étaient pas dedans. D'ailleurs le coup de poing dans la figure me fit bien comprendre à quel point ils étaient énervés.
L'une de mes pies partis aussitôt tandis que la seconde essayait de donner des coups de bec dans les mains de mes agresseurs pour qu'ils me laissent tranquille... Quant à la troisième, je présume qu'elle était en train de s'exciter sur place pour faire comprendre au policier que j'avais des problèmes. Ils parlèrent entre eux mais encore sonnée par le coup que je venais de recevoir, je n'écoutais pas réellement. Je ne pouvais pas non plus bouger car l'un d'eux me retenait par les épaules pour m'empêcher de filer. Malheureusement pour eux, mon coup de talon était suffisamment douloureux pour qu'il me lâche l'épaule mais pas assez pour que j'arrive à filer. - Eh écoutez les gars. Moi, je le connais à peine ce flic. Je ne sais même pas ce qu'il y a dans l'enveloppe... En fait, c'est même une histoire plutôt drôle ! J'étais en train de réparer la voiture quand...
- La ferme !
- Dommage. Vous loupez une sacrée histoire ! Et franchement, y'en a des choses à dire dessus. On se serait cru dans un livre d'action, ça faisait piou piou de tous les côtés et moi je roulais un coup à gauche, un coup à droite et...
- Mais tu vas la fermer oui ?!
Et bim, un autre coup de poing. Ce n'était pas vraiment des rigolos ces gars-là.
Le blond avait une mission et il pourra la mener à bien grâce à l’aide inestimable de sa partenaire de fortune qui jouait les appâts pour lui. Même si les raisons étaient un peu légères au goût du capitaine, elle suffisait à motiver la jeune femme et c’est ce qui importait, mais il espérais que tout ce passe bien pour elle.
Il courrait le plus vite possible vers le commissariat, cela avait commencé depuis une bonne dizaine de minutes, mais plus elles passèrent, plus l’oiseau l’accompagnant le pressait. Il tirait ses vêtements et son gazouillis se fit de plus en plus fréquent, si bien que le capitaine se pressait de plus en plus.
Il arriva finalement au bout d’une dizaine de minutes au commissariat où il mis en sécurité et mobilisa tout les agents de police présent pour secourir Adélaïde qui semblait avoir des ennuis. Malgré la douleur au bras, Aston continuait de courir, suivis d’une petite dizaine de policiers.
L’oiseau leur montrait toujours le chemin, mais Aston espérais ne pas arriver trop tard, cette femme lui avait été d’une grande aide, il lui était redevable. Il pressa ses hommes et accéléra encore de plus belle.
Aston finit par arriver face à une scène qui le mit hors de lui. On pouvais tout lui faire, le torturer voir même le tuer, mais lever la main sur une femme était pour lui une chose inadmissible. Il prit son pistolet à silex et tira une balle dans la jambe de l’homme qui semblait avoir donner des coups de poing à la femme qui l’avait aider plus tôt. L’homme s’écroula au sol dans un cri de douleur tandis que les hommes d’Aston dégainèrent leur armes.
Je suis le capitaine Hammerman et au nom de la loi, je vous arrête ! Messieurs, je les veux tous sous les barreaux.
S’en suivis une charge de la police vers les criminels qui, vu le nombre des agents de police, prirent leurs jambes à leur cou. Celui qui maintenant la jeune femme finis par se faire attraper, trop lent pour fuir et Aston s’approcha d’elle, ne manquant pas de lâcher une droite à l’homme qui semblait l’avoir frapper.
Devant les blessures de la jeune femme, le capitaine sortie un mouchoir en tissu pour essuyer la poussière et le sang. Il essayait de lui sourire, mais la douleur le fît grimacer à un moment.
Je suis vraiment désolé que vous ayez été blessée. Je vous suis redevable, si je peux faire quoique ce soit pour vous, dites le moi. Et…
La pie qui avait guidée Aston virevoltait dans les airs avant de se poser à côté de sa maitresse, sans aucune égratignure.
J'étais un peu sonnée sans pour autant être dans les vapes. Il faut dire que ces gars-là ne sont pas des rigolos et je n'avais strictement aucune idée de ce qu'il pouvait y avoir de noté sur ces papiers mais ça semblait réellement important. Pour qu'ils se mettent dans cet état, ils devaient avoir des gros dossiers quelqu'un ou les codes de je ne sais quel engin capable de faire sauter la planète. J'essayais de gagner du temps mais dès que je tentais de parler, ils me coupaient directement la parole en disant que je devais fermer la gueule. Ce n'était pas très sympa.
- Et on fait quoi d'elle ? Elle a quand même aidé le poulet.
- Alors si je peux me permettre... On dirait plutôt "qu'est-ce que l'on fait d'elle" parce que "on fait quoi d'elle", ce n'est pas très très beau. Après, je ne suis pas la mieux placée pour vous donner un coup de Quederlien soutenu mais ça me fait un peu mal aux oreilles d'entendre ça.
- Mais ma parole, t'es siphonnée toi.
- C'est une question de point de vue. Je ne crois pas être utile pour tirer le vin mais...
Et voilà qu'on me recoupe la parole en disant que je ferais mieux de ne me la fermer si je ne voulais pas avoir de problèmes. Je ne voudrais pas leur manquer de respect, mais je crois que j'avais déjà des problèmes ? En tout cas, avec toute cette conversation et le fait de les couper toutes les deux minutes, ils sont incapables de prendre une décision me concernant. Bon, maintenant il faudrait juste que l'autre blond se bouge un peu les fesses et intervienne rapidement avec ses collègues car je ne pense pas pouvoir les retenir très longtemps... Quoi que, j'ai quand même le super-pouvoir de parler si longuement et si vite que j'énerve les gens et leur fait perdre le fils de leur pensée.
Et puis finalement, j'entends que l'on se ramène dans notre petit coin. Et les pas vont beaucoup trop vites pour que ce ne soit qu'un groupe de passants... Sauf si ils ont prévu de faire une petite course histoire de se remettre en pleine forme mais j'avais quelques doutes. Qui ferait un footing par ce temps-là ? D'ailleurs, j'avais bien raison car le gros lourdaud qui m'avait donné un coup de poing venait de se recevoir une balle dans la jambe. Courageuse que je suis, je ne pus m'empêcher de lâcher un cri de peur et de faire un pas en arrière, même si j'étais légèrement retenue par mon agresseur. Le blondinet s'approcha de moi, ne manquant pas de donner une bonne patate à un de mes agresseurs avant de me tendre un mouchoir que je posais délicatement sur ma lèvre qui saignait un peu. - Je suis vraiment désolé que vous ayez été blessée. Je vous suis redevable, si je peux faire quoique ce soit pour vous, dites le moi. Et… Elle n’a rien comme vous pouvez le voir.
Je souriais de retrouver ma petite pie en bonne santé. Elle frotta sa tête contre ma joue. Rio était celle qui était le plus sensible à ce que je pouvais ressentir ou à ce qu'il m'arrivait ; elle avait dû se faire un sacrée sang d'encre. Je regardais sa blessure et remarquais qu'elle saignait toujours. Eh bien, on avait l'air beau tous les deux avec notre visage et notre bras en sang. Je retirais le morceau de tissus pour remarquer que je saignais beaucoup ; je n'avais même pas envie de voir l'état de mon bras. - Il y a bien une chose que vous pouvez faire... Aller à l'hôpital pour soigner votre bras ! J'ai envie de vous y traîner de force là ! Vous avez dû perdre énormément de sang et avec le sprint que vous avez tapé, je ne sais même pas comment vous faîtes pour tenir encore debout !
Bon, c'était un peu ma manière à moi de le remercier d'être intervenue avant de me retrouver avec un couteau dans le bide ou le portrait complètement refait. J'avais beaucoup de mal à dire simplement merci et j'étais trop perturbée par sa blessure qui devait absolument se faire soigner ! Moi ça pouvait aller, il suffisamment seulement que j'appuie sur la plaie et ça arrêterait de saigner. Je souriais quand même, histoire de le remercier de son intervenir et de ne pas m'avoir abandonnée.
Aston et ses hommes arrivèrent au bon moment, vu la situation dans laquelle se trouvait la jeune femme. Elle saignait de la bouche et il ne fallu pas longtemps au capitaine pour comprendre ce qui s’était passé. Bien entendu il avait veillé à ce qu’ils payent pour ces actes et ceux qui avaient fuit ne tarderaient pas à être interpellé vu le nombre d’agents à leur poursuite.
Au moins les choses étaient rentrée dans l’ordre, mais le blondinet se doutait de quelque chose quant à la demande de la jeune femme. Bien entendu qu’elle venait de lui demander d’aller à l’hôpital, inquiète comme elle était. Elle n’avait pas tout à fait tord, il avait perdu du sang et couru énormément, si bien que le contre-coup se faisait ressentir.
D’accord, d’accord, allons y alors. Je doute vous faire changé d’avis.
Malgré la situation, Aston souriait, tout comme Adélaïde et tout deux allèrent à l’hôpital, cette fois-ci accompagner d’un agent de police au cas où. Sur le chemin, Aston la remercia pour son aide, précisant qu’il lui était toujours redevable. L’histoire se finit bien pour se duo improbable qui se sépara à la sortie de l’hôpital.